La
Bourgogne cistercienne
Les premiers chapitres de l'histoire cistercienne ont
été écrits en Bourgogne où
fut fondé en 1098 le premier monastère du
nouvel ordre , Cîteaux. Les abbayes d'hommes et
celles des femmes, les granges et les celliers qui leur
appartenaient, furent les laboratoires d'une spiritualité
nouvelle, individuelle, mais aussi d'une pensée,
d'une organisation collective et de techniques de travail
qui vont rayonner partout dans le monde.
L'itinéraire part de l'Abbaye de Cîteaux
et du Clos-Vougeot, toujours célèbre pour
la qualité exceptionnelle de ses vins. Ce qui est
aujourd'hui un château était à l'origine
un simple "cellier", c'est à dire un
domaine viticole où travaillaient des frères
convers, seuls autorisés à résider
hors les murs de l'Abbaye. Quatre immenses pressoirs du
XIIème siècle témoignent encore de
cette première époque. A Gilly-les-Cîteaux,
le château tient une place à part parmi les
anciens celliers cisterciens. Il a été cédé
à Cîteaux par l'abbaye de Saint-germains-des-Prés
au terme d'une longue procédure. Il devint à
la Renaissance la résidence des abbés de
Cîteaux. Il a été restauré
et est devenu un très bel hôtel.

Non
loin de là, le manoir de la Perrière domine
de sa silhouette trapue le village de Fixin, en plein
cur du vignoble de la Côte de Nuits. Cet ancien
cellier cistercien servait également de maison
de repos pour les moines de Cîteaux. En descendant
encore dans le vignoble, on arrive à Meursault.
C'est là, dans la côte de Beaune, que se
situait la première vigne donnée à
l'Abbaye par le duc de Bourgogne, Eudes 1er, à
Noël 1098. Le château de Cîteaux y possède
encore les caves voûtées aménagées
au 12ème siècle par les moines. Le château
a été entièrement reconstruit au
19ème siècle.
A la sortie sud de Morey-Saint-Denis, au-dessus de la
route des Grands Crus se dresse encore la silhouette impressionnante
du cellier médiéval du Clos de Tart avec
son majestueux pressoir. Ce domaine avait été
acquis à partir de 1141 par les moniales bernardines
de l'abbaye de Tart dont on peut voir les vestiges.
L'Abbaye de Bussière-sur-Ouche a perdu son cloître
mais un cellier avec pressoir, un moulin et deux colombiers
témoignent encore de son prestigieux passé.
L'église abbatiale, raccourcie de deux travées
est devenue l'église paroissiale. Il reste aussi
un parc dont il émane une grande sérénité
et dans lequel, il est fort agréable de faire une
promenade.

Pas
très loin de la magnifique abbaye de Fontenay,
s'élèvent, les vastes bâtiments 17ème
de l'abbaye du Val-des-Choues qui abritent des collections
sur la forêt et la chasse. Le parc doté d'un
grand bassin accueille une oisellerie et quelques cervidés.
L'actuel département de l'Yonne est lui aussi riche
en témoignages cisterciens. Pontigny d'abord, la
seconde fille de Cîteaux fondée le 31 mai
1114 par douze moines venus de l'Abbaye mère. Construite
dans la seconde partie du 12ème siècle dans
un style du premier gothique , elle est d'une austérité
stricte conformément à la règle de
saint Bernard. La seule décoration de toute la
façade est une simple croix sculptée au
centre du tympan. Des bâtiments monastiques, il
ne reste malheureusement que l'aile des frères
convers.

Dans
les environs, à Tanlay, il reste de l'abbaye de
Quincy, fondée en 1133 comme fille de Pontigny,
l'hôtellerie, le logis abbatial et une partie des
bâtiments claustraux. Cet ensemble médiéval
charmant reflète toutes les époques architecturales
du 12ème au 15ème siècle qui la caractérise
tout cela dans un agréable cadre champêtre.
L'abbaye de Vauluisant à Courgenay fondée
en 1127 connut un renouveau éblouissant au 16ème
siècle. C'est de cette époque que datent
la plupart des bâtiments conservés entre
autre une superbe grande dîmière qui accueille
les concerts du festival de Vauluisant.
Enfin pour terminer cette visite de la Bourgogne cistercienne,
le cellier de l'abbaye de Pontigny à Chablis. Dès
1118, la seconde abbaye cistercienne possédait
son domaine viticole dont on peut encore voir le long
cellier voûté d'arêtes qui abrite aujourd'hui
les "chapitres" de la confrérie des Piliers
chablisiens!
Les
cisterciens: architecture, chant, économie,
vignobles.
L'abbaye
de Cîteaux et son histoire.
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La
route Lamartine
Nostalgie
romantique avec cette route de soixante -dix kilomètres
qui nous mène sur les pas du poète pour
qui sa région natale fut une source continuelle
d'inspiration.
Alphonse de Lamartine est né en 1790 dans l'hôtel
familial de Mâcon, rue Bauderon-de-Sénecé
. En 1805, sa famille s'installe dans l'hôtel d'Ozenay,
15, rue Lamartine (baptisée ainsi en 1842, de son
vivant!). La ville lui rend hommage avec un musée
qui retrace l'histoire de sa vie et de son oeuvre. Il
a été aménagé dans l'hôtel
Senecé également siège de l'académie
de Mâcon fondée en 1805 où Lamartine
, en 1811, devint son plus jeune membre.
L'itinéraire mène ensuite au château
de Monceau, ancienne propriété de son oncle,
l'une des résidences favorites de l'homme de lettres.
C'est dans un kiosque au milieu des vignes, appelé
la Solitude, qu'il écrivit son "Histoire des
Girondins".
L'émotion est au rendez-vous à Milly. C'est
là que l'enfant grandit auprès d'une mère
tendre et affectionnée tout en côtoyant les
viticulteurs des environs. Toute sa vie, le poète
est resté attaché à cette maison
construite au début du XVIIIème siècle
par son trisaïeul, et ce n'est que criblé
de dettes, qu'il consentira à s'en séparer.
Tout près de là, le presbytère de
Bussières est un lieu familier des lecteurs de
son uvre . C'est là que vécut l'abbé
Dumont, son premier précepteur qui lui a inspiré
le personnage de Jocelyn. Dans les environs également,
le château de Pierreclos garde le souvenir de Mademoiselle
de Milly qui devint Laurence dans le poème de Jocelyn.
Enfin, le chemin s'achève au Château de Saint-Point.
Alphonse reçut la propriété en dot
pour son mariage. Il y vécut paisiblement en recevant
ses amis. Au fond du parc, près de la chapelle
gothique, se trouvent les tombeaux du poète et
de sa famille.
La
route Lamartine
Les
lieux de Lamartine en Bourgogne
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